Intolérances et allergies alimentaires
Définitions et différences
-L'allergie alimentaire est une réaction du système immunitaire suite à l'ingestion d'un aliment ou un de composants présents dans l'aliment.
Elle se déclenche lorsqu'une protéine étrangère "allergène" arrive dans notre corps. Le système immunitaire réagit, libère des anticorps qui se lient aux antigènes et les désactivent.
Ces anticorps entraînent à leur tour la libération d'autres molécules, comme l'histamine, les leucotriènes et les prostaglandines qui donnent libre cours aux effets secondaires que nous connaissons, tels que le nez qui coule, la toux, l'éternuement, les démangeaisons, etc, ...
Dans la plupart des cas, les réactions allergiques sont modérées mais chez certaines personnes elles peuvent être fatales en engendrant un choc anaphylactique (réaction violente à l'allergie).
Elle se déclenche lorsqu'une protéine étrangère "allergène" arrive dans notre corps. Le système immunitaire réagit, libère des anticorps qui se lient aux antigènes et les désactivent.
Ces anticorps entraînent à leur tour la libération d'autres molécules, comme l'histamine, les leucotriènes et les prostaglandines qui donnent libre cours aux effets secondaires que nous connaissons, tels que le nez qui coule, la toux, l'éternuement, les démangeaisons, etc, ...
Dans la plupart des cas, les réactions allergiques sont modérées mais chez certaines personnes elles peuvent être fatales en engendrant un choc anaphylactique (réaction violente à l'allergie).
-L'intolérance alimentaire à la différence de l'allergie alimentaire, n'implique pas le système immunitaire. Elle est souvent due à un déficit d'une enzyme précise, telle que la lactase pour l'intolérance au lactose ou à une sensibilité accrue à un composant particulier comme la présence d'additifs alimentaires. Les symptômes sont proches de ceux rencontrés lors d'allergies alimentaires ce qui complique la différenciation entre les deux.
En fonction de la gravité de l'intolérance, l'aliment incriminé peut être consommé en petite dose sans pour autant entraîner de réactions secondaires, ce qui est loin d'être le cas lors d'allergie alimentaire.
En fonction de la gravité de l'intolérance, l'aliment incriminé peut être consommé en petite dose sans pour autant entraîner de réactions secondaires, ce qui est loin d'être le cas lors d'allergie alimentaire.
Qui souffrent de ces inconforts ?
-Dans le cas des allergies alimentaires, 2 à 4% de la population mondiale est touchée avec une prévalence de 4,5 à 8% chez les enfants de moins de 2 ans.
Le nombre de nouveaux cas est en constante augmentation (environ +10% par an). Cette augmentation s'explique par l'amélioration des techniques de dépistage mais aussi et surtout est liée aux modifications de nos comportements alimentaires (diminution de l'allaitement maternel, diversification alimentaire trop précoce, introduction d'aliments exotiques (arachide, kiwi, pignon de pin, ...) ainsi qu'aux modifications des techniques de production agro-alimentaires (augmentation de la synthèse de protéines dites « stress » protéine allergisante dans les végétaux, augmentation de l'utilisation des colorants, de conservateurs et d'additifs).
Il est également intéressant de constater la part des facteurs héréditaires de l'allergie
Le nombre de nouveaux cas est en constante augmentation (environ +10% par an). Cette augmentation s'explique par l'amélioration des techniques de dépistage mais aussi et surtout est liée aux modifications de nos comportements alimentaires (diminution de l'allaitement maternel, diversification alimentaire trop précoce, introduction d'aliments exotiques (arachide, kiwi, pignon de pin, ...) ainsi qu'aux modifications des techniques de production agro-alimentaires (augmentation de la synthèse de protéines dites « stress » protéine allergisante dans les végétaux, augmentation de l'utilisation des colorants, de conservateurs et d'additifs).
Il est également intéressant de constater la part des facteurs héréditaires de l'allergie
-Dans le cas d'intolérances alimentaires, le nombre de personnes concernées dépend du type d'intolérance.
*Intolérance au lactose (sucre du lait) : 70% de la population mondiale ne produit pas ou peu de lactase (enzyme responsable de la dégradation du lactose en glucose et galactose). C'est en Asie, en Inde et en Afrique que les taux d'intolérance en lactose sont les plus préoccupants avec des taux proches de 90%.
En Europe du nord l'incidence varie de 4% (Irlande) à 73% (Danemark) et dans le pourtour méditerranéen de 64% (sud de l'Italie) à 76% (Jordanie).
*Intolérance au lactose (sucre du lait) : 70% de la population mondiale ne produit pas ou peu de lactase (enzyme responsable de la dégradation du lactose en glucose et galactose). C'est en Asie, en Inde et en Afrique que les taux d'intolérance en lactose sont les plus préoccupants avec des taux proches de 90%.
En Europe du nord l'incidence varie de 4% (Irlande) à 73% (Danemark) et dans le pourtour méditerranéen de 64% (sud de l'Italie) à 76% (Jordanie).
*Intolérance est celle au gluten : L'intestin n'accepte pas une protéine présente dans certaines céréales comme le seigle, le blé, le forment, l'orge, l'avoine et l'épeautre. 0,3 à 1% de la population ne tolère pas le gluten. Ce chiffre est sous estimé pour cause de symptômes souvent anodins.
Les formes aigues d'intolérance au gluten sont appelées maladie coeliaque. Cette dernière peut également s'accompagner d'intolérance au lactose (maladie génétique).
Les formes aigues d'intolérance au gluten sont appelées maladie coeliaque. Cette dernière peut également s'accompagner d'intolérance au lactose (maladie génétique).
*Intolérance aux additifs alimentaires et en particulier aux colorants et sulfites (E220 à E228) est de plus en plus fréquente. Les additifs sont utilisés en tant que conservateurs dans les poissons, crustacés et surtout les boissons (vins, bières et autres alcools) (1). L'intolérance aux sulfites apparaît lors d'une carence en sulfite oxydase, une enzyme responsable de transformation d'oxyde de sulfite (forme active) en forme inactive ou simplement d'une sensibilité plus accrue aux sulfites. Peu d'information concernant les personnes touchées par ce type d'intolérance sont disponibles. Aux USA l'incidence est de 1% (5) et ne cesse d'augmenter ces dernières années. Dans certains cas d'intolérance au sulfite, une réaction du système immunitaire est remarquée, on parle alors d'allergie (2, 3, 4).
Quels sont les symptômes et comment y remédier?
-Dans le cas d'allergie alimentaire, les symptômes sont variés.
Ils peuvent concerner :
*les voies gastro-intestinales (nausée, vomissement, diarrhée, crampe abdominale, ballonnement)
* la peau (urticaire, dermatite, démangeaisons, gonflement des lèvres de la bouche et de la langue, eczéma...)
* les voies respiratoires (rhinite, éternuement, asthme, toux, oedème laryngé). Dans les cas les plus sévères, un choc anaphylactique peut se produire. Dans ce cas précis un traitement spécifique doit être apporté dans les plus bref délais pour éviter le décès.
Ils peuvent concerner :
*les voies gastro-intestinales (nausée, vomissement, diarrhée, crampe abdominale, ballonnement)
* la peau (urticaire, dermatite, démangeaisons, gonflement des lèvres de la bouche et de la langue, eczéma...)
* les voies respiratoires (rhinite, éternuement, asthme, toux, oedème laryngé). Dans les cas les plus sévères, un choc anaphylactique peut se produire. Dans ce cas précis un traitement spécifique doit être apporté dans les plus bref délais pour éviter le décès.
Pour remédier aux allergies alimentaires il n'y a qu'une solution, définir l'allergène et éviter tout contact avec celui-ci. Seules les allergies au lait (dues à la présence de caséine, lactoglobuline et lactalbumine) et aux &oeligufs peuvent disparaîtrent chez les enfants à l'âge de 2 ans, pour les autres allergies elles sont malheureusement souvent persistantes.
-Dans le cas d'intolérance alimentaire, les symptômes varient en fonction de l'aliment incriminé.
Lorsqu'il s'agit d'une intolérance au lactose, les principaux symptômes sont :
*des troubles gastro-intestinaux,
*des ballonnements, douleurs et crampes abdominales,
*des vomissements, constipations et diarrhées.
*une fatigue chronique et une humeur dépressive.
Pour y remédier, plusieurs attitudes peuvent être adoptées en fonction du degré d'intolérance.
Dans les cas les moins graves, la consommation de yaourt, de fromage à pâtes dures, ou la consommation de produits laitiers au sein d'un repas contenant d'autres aliments permet de diminuer voir éviter les effets secondaires.
Dans les cas d'intolérance sévère, il faut porter ses choix vers des laits et yaourts ou fromages délactosés. Ou prendre des compléments qui contiennent des lactases synthétiques une demi heure avant les repas.
Lorsqu'il s'agit d'une intolérance au lactose, les principaux symptômes sont :
*des troubles gastro-intestinaux,
*des ballonnements, douleurs et crampes abdominales,
*des vomissements, constipations et diarrhées.
*une fatigue chronique et une humeur dépressive.
Pour y remédier, plusieurs attitudes peuvent être adoptées en fonction du degré d'intolérance.
Dans les cas les moins graves, la consommation de yaourt, de fromage à pâtes dures, ou la consommation de produits laitiers au sein d'un repas contenant d'autres aliments permet de diminuer voir éviter les effets secondaires.
Dans les cas d'intolérance sévère, il faut porter ses choix vers des laits et yaourts ou fromages délactosés. Ou prendre des compléments qui contiennent des lactases synthétiques une demi heure avant les repas.
Les symptômes d'une intolérance au gluten sont :
*une perte de poids et d'énergie (par diminution d'absorption des nutriments essentiels),
*des diarrhées et crampes abdominales, de l'anémie.
*chez l'enfant, des problèmes digestifs récurrents et une croissance difficile.
*une perte de poids et d'énergie (par diminution d'absorption des nutriments essentiels),
*des diarrhées et crampes abdominales, de l'anémie.
*chez l'enfant, des problèmes digestifs récurrents et une croissance difficile.
Pour y remédier, il faut supprimer toutes sources de gluten tout en faisant attention aux carences en minéraux, vitamines et fer qui sont le résultat d'une diète sans gluten.
Opter pour des aliments frais, non préparés, cuisinés soi-même. Choisir des pains à base de farine de maïs, de riz de soja ou de pomme de terre ou se replier sur des aliments diététiques spécialisés sans gluten.
Opter pour des aliments frais, non préparés, cuisinés soi-même. Choisir des pains à base de farine de maïs, de riz de soja ou de pomme de terre ou se replier sur des aliments diététiques spécialisés sans gluten.
En ce qui concerne les intolérances aux additifs, elles s'accompagnent :
*de bouffée de chaleur,
*de palpitation,
*de maux de tête, asthme,
*de nausée,
*de douleur abdominale, diarrhée et convulsion.
*de bouffée de chaleur,
*de palpitation,
*de maux de tête, asthme,
*de nausée,
*de douleur abdominale, diarrhée et convulsion.
Les additifs étant présents dans de nombreuses préparations mais aussi dans d'autres sources plus sournoises comme le vin ou la bière, il faut en cas d'intolérance analyser les mentions sur l'étiquetage. Mention qui malheureusement sont encore souvent incomplètes.
Qu'entend-on par allergies croisées ?
On parle de réaction croisée lorsqu'un même anticorps est capable de se combiner à des antigènes différents mais dont les déterminants antigéniques sont très proches.
L'allergie croisée la plus fréquente associe une allergie aux pollens d'arbre et une allergie alimentaire.
L'allergie croisée la plus fréquente associe une allergie aux pollens d'arbre et une allergie alimentaire.
Voici quelques exemples d'allergies croisées :
*Allergie au bouleau, armoise associé aux pommes, carottes et pommes de terre.
*Allergie aux pollens de graminées associés aux tomates et/ou cacahuettes
*Allergie au lupin (lupinus albus) associé aux arachides.
*Allergie latex associé aux bananes, châtaignes, avocats, kiwis et autres fruits exotiques.
*Allergie au bouleau, armoise associé aux pommes, carottes et pommes de terre.
*Allergie aux pollens de graminées associés aux tomates et/ou cacahuettes
*Allergie au lupin (lupinus albus) associé aux arachides.
*Allergie latex associé aux bananes, châtaignes, avocats, kiwis et autres fruits exotiques.
L'allergie croisée peut également avoir lieu au sein du groupe alimentaire, comme par exemple :
*Les crevettes et les crabes
*Les homards et les langoustines
*Les melons et les pastèques, bananes et avocats.
*Les crevettes et les crabes
*Les homards et les langoustines
*Les melons et les pastèques, bananes et avocats.
Comment détecter la présence ou non d'une allergie ou intolérance alimentaire et identifier la source ?
-Un examen médical complet qui prend en considération les antécédents familiaux,
-L'analyse des fréquences d'apparition des symptômes en fonction des aliments ingérés
-Des tests cutanés qui consistent à poser un extrait de l'aliment incriminé sur la peau et analyser les réactions (gonflement, démangeaison),
-Un régime d'exclusion, en suppriment pendant 2 semaines un ou plusieurs aliments, et en réintroduisant progressivement jusqu'à obtenir la quantité habituelle consommée,
-Et éventuellement participer au test « RAST » qui consiste en laboratoire à mélanger l'extrait d'aliment incriminé au sang pour analyser la présence ou l'absence d'anticorps.
-L'analyse des fréquences d'apparition des symptômes en fonction des aliments ingérés
-Des tests cutanés qui consistent à poser un extrait de l'aliment incriminé sur la peau et analyser les réactions (gonflement, démangeaison),
-Un régime d'exclusion, en suppriment pendant 2 semaines un ou plusieurs aliments, et en réintroduisant progressivement jusqu'à obtenir la quantité habituelle consommée,
-Et éventuellement participer au test « RAST » qui consiste en laboratoire à mélanger l'extrait d'aliment incriminé au sang pour analyser la présence ou l'absence d'anticorps.
Quels sont les aliments les plus fréquemment incriminés ?
En règle général, les enfants sont sensibles aux allergènes d'origine animale (lait, &oeliguf, poisson, crustacé, viande) alors que les grands (adolescents et adultes) sont sensibles aux allergènes d'origine végétale (céréale, légumineuse, fruit).
-Selon le CICBAA (Cercle d'Investigation Clinique et Biologique des Allergies Alimentaires) les allergies chez les enfants de moins de 15 ans peuvent être classées en 3 groupes principaux :
1. 5 allergènes sont responsables de 78% des allergies : l'&oeliguf (36%), l'arachide (24%), la moutarde (6%)
2.10 allergènes sont responsables de 11% des allergies : crevette, noisette, kiwi, blé, b&oeliguf, pois, lentilles, soja, farine et lupin.
3. 8% des allergies sont dues au sésame, porc, amande, crabe, vanille, piment, fenouil, pomme, mandarine, cerise, banane, poulet, noix, lait de chèvre, canard, truite, noix de cajou, noix de brésil, ail céléri, levure de boulanger et pois chiche.
2.10 allergènes sont responsables de 11% des allergies : crevette, noisette, kiwi, blé, b&oeliguf, pois, lentilles, soja, farine et lupin.
3. 8% des allergies sont dues au sésame, porc, amande, crabe, vanille, piment, fenouil, pomme, mandarine, cerise, banane, poulet, noix, lait de chèvre, canard, truite, noix de cajou, noix de brésil, ail céléri, levure de boulanger et pois chiche.
-Chez l'adulte, la classification se fait de la sorte :
*Les allergènes « majeures » : la cacahuète, les fruits à coques (noix, noisettes, noix de cajou, amandes, pistaches ..), les crustacés (crevettes, crabes, homards et écrevisses), les oeufs, les poissons, le soja, le lait de vache, les graines de sésame, le blé, la moutarde, les haricots.
*Les allergènes « mineurs » : le sarrasin, le céleri et les fruits à noyaux (abricots, cerises, pêches et prunes), les fruits exotiques (kiwi, mangue).
*Les allergènes « majeures » : la cacahuète, les fruits à coques (noix, noisettes, noix de cajou, amandes, pistaches ..), les crustacés (crevettes, crabes, homards et écrevisses), les oeufs, les poissons, le soja, le lait de vache, les graines de sésame, le blé, la moutarde, les haricots.
*Les allergènes « mineurs » : le sarrasin, le céleri et les fruits à noyaux (abricots, cerises, pêches et prunes), les fruits exotiques (kiwi, mangue).
Bibliographie
1. G. Kanny et coll.., " les intolérances au vin : un modèle d'étude des fosses allergies alimentaires ", Rev. Fr Allergol., 1997,37 (3), 381-386
2. Simon RA. Sulfite sensitivity. Ann Allergy 1986; 56: 281-288.
3. Yang WH. Adverse reactions to food and food additives. Allergy 1989; 2: 7-20.
4. Yang WH, Purchase ECR. Adverse reactions to sulfites. Can Med Assoc J 1985; 133: 865-867.
5. Les accidents graves liés aux métabisulfites par Maria-Vaillant-Delorme-Moneret Vautrin in Rev Méd Interne 1989 André, F.; André, C.; Colin, L.; Cacaraci, F.; Cavagna, S. (1994). Role of new allergens and of allergens consumption in the increased incidence of food sensitisations in France. Toxicology, 93:77-83. British Nutrition Foundation (2000). Food allergy and intolerance briefing paper. BNF, High Holborn House, 52-54 High Hollborn, London WC1V 6RQ, pp 1-33.Codex Alimentarius Commission (1998). Discussion paper on "Criteria for the selection of commonly allergic foods for labelling purposes". Docmument CX/FL 98/5-CRD, p16. 18th May.
Henriksen, C., Eggesbo, M., Halvorsen. R., Botten, G. (2000). Nutrient intake among two-year-old children on cow's milk restricted diets. Acta Paediatrica, 89(3):272-278.
1. G. Kanny et coll.., " les intolérances au vin : un modèle d'étude des fosses allergies alimentaires ", Rev. Fr Allergol., 1997,37 (3), 381-386
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5. Les accidents graves liés aux métabisulfites par Maria-Vaillant-Delorme-Moneret Vautrin in Rev Méd Interne 1989 André, F.; André, C.; Colin, L.; Cacaraci, F.; Cavagna, S. (1994). Role of new allergens and of allergens consumption in the increased incidence of food sensitisations in France. Toxicology, 93:77-83. British Nutrition Foundation (2000). Food allergy and intolerance briefing paper. BNF, High Holborn House, 52-54 High Hollborn, London WC1V 6RQ, pp 1-33.Codex Alimentarius Commission (1998). Discussion paper on "Criteria for the selection of commonly allergic foods for labelling purposes". Docmument CX/FL 98/5-CRD, p16. 18th May.
Henriksen, C., Eggesbo, M., Halvorsen. R., Botten, G. (2000). Nutrient intake among two-year-old children on cow's milk restricted diets. Acta Paediatrica, 89(3):272-278.


